Opération de secours

Intervention du SSF à Mèes (04)
Communiqué officiel du Spéléo Secours Français

 

Dimanche 04 septembre 2011- 10 heures

Suite à ces plongées, un débriefing détaillé s’est tenu entre 1 heure et 2 heures du matin. Les orientations envisagées sont l’immersion, dans les prochains jours, d’un robot de la gendarmerie nationale pour repérer le corps.

Etant donné la remise en eau du canal à partir de 2 heures du matin, l’opération est terminée  pour le SSF. Les plongeurs sont repartis à leur domicile à partir de 9 heures ce matin.

Samedi 3 septembre 2011 – 23 heures

Les plongeurs du SSF ont pu effectuer une reconnaissance sur 790 mètres côté amont et 100 mètres côté aval malgré de très mauvaises conditions de visibilité. L’équipe côté amont a retrouvé à 14 mètres de l’entrée du tunnel un des ordinateurs de plongée du plongeur disparu. L’évolution des conditions météorologiques nécessitant l’utilisation du canal pour effectuer de nouveaux lachés d’eau ne permettra pas de réaliser de nouvelles plongées dans les prochaines heures et au cours de la journée de demain. Le commandement de l’opération étudie les différentes possibilités de reprise des recherches dans les prochains jours.

Samedi 3 septembre 2011

Après concertation, le Spéléo Secours Français est réquisitionné par la Gendarmerie Nationale. 8 personnels spécialisés sont activés dont 4 plongeurs en circuit fermé. Cette équipe sera opérationnelle sur site à son grand complet en fin de journée, elle effectuera diverses missions de plongée en collaboration avec les plongeurs de l’équipe spécialisée du PGHM d’Oloron Sainte-Marie pour inspecter la totalité du tunnel noyé dont il faudra en premier lieu apprécier la modification de configuration en terme de turbidité des eaux, de déplacement d’objet ou de dépôts divers après l’envoi d’improtantes quantités d’eau (près de 150m3/s au moment des pics). Une situation qui pourra rendre complexe les missions à mener par les plongeurs sur cette fin de journée.

Pour tout contact :
Bernard Tourte :
06 08 75 95 29
Dominique Beau : 06 72 24 19 00

Vendredi 2 septembre 2011

Le commandement décide de passer à un second niveau d’opération qui prévoit le turbinage d’importantes quantités d’eau par une centrale EDF située en amont du conduit afin d’amorcer des lâchés d’eau dans le courant de la journée. L’objectif annoncé de la manoeuvre est l’extraction vers l’extérieur de tout ce qui pourrait se trouver dans cette partie ennoyée de la Durance. A l’issue de cette opération le plongeur disparu n’est pas récupéré.
En fin de journée, l’équipe nationale de spéléologues du PGHM d’Oloron Sainte-Marie (département 64) arrive sur le site des opérations.

Jeudi 1er septembre 2011

14h02. Le SSF est sollicité par son numéro Vert, concernant le non retour à la surface d’un gendarme en mission judiciaire de plongée dans une portion noyée du canal de la Durance.

Dés lors, le Plan de Secours Spécialisé en risques souterrains est déclenché par Mme la préfète des Alpes de haute Provence à la demande du Conseiller Technique Départemental en Spéléologie. Le SSF local appuyé par la cellule opérationnelle nationale mettent alors immédiatement à disposition des moyens humains et matériels visant à mener une première reconnaissance rapide sur la portion du canal concernée. Un conduit qui présente une longueur de 2,7km.

Des moyens SSF sont disponibles sur site et en mesure de permettre une première reconnaissance dés 17h. Leur engagement est suspendu dans la perspective d’une plongée par une équipe de plongeur de l’école de la Sécurité Civile de Valabre qui est acheminée par moyens héliportés. Cette équipe plonge vers 19h sur une courte distance de quelques dizaines de mètres sans parvenir à localiser le plongeur disparu.

Suite à cela les autorités décident d’un arrêt des opérations du jeudi soir 21h au vendredi 7h.

Le Spéléo Secours Français

Le spéléo Secours Français (SSF) est une commission technique de la Fédération Française de Spéléologie (FFS).
Il a en charge la mise au point des techniques de sauvetages spécifiques au milieu souterrain et la formation des spéléologues à ces techniques. Entièrement bénévole, cette structure permet de disposer à moindre coût de plus de 3000 sauveteurs hautement qualifiés sur l’ensemble du territoire.
Conventionné depuis 1977 avec le Ministère de l’Intérieur, le SSF assure la direction des opérations souterraines par l’intermédiaire des Conseillers Techniques Départementaux en Spéléologie (CTDS) nommés par les Préfets dans chaque département.
Le SSF a obtenu en 2006 l’agrément de Sécurité Civile au niveau national et international.
Ce sont près de 40 000 heures de formation par an qui sont consacrées aux entraînements de sauvetages souterrains.

Contexte d’intervention

Le SSF intervient en étroite collaboration avec les différents services publics chargés des opérations de secours. Sous l’autorité du Préfet, et en application des plans de secours spécialisés, il organise la partie souterraine du sauvetage.

Les accidents en spéléo

Bien que parfois spectaculaires, les opérations de secours en spéléo sont peu nombreuses au regard du nombre de sorties pratiquées. Ce sont en effet plus de 30000 pratiquants dont 16000 fédérés qui visitent et explorent régulièrement notre sous-sol. Moins de 30 interventions (dont la plupart sont peu importantes) ont lieu chaque année.

La spéléologie en quelques chiffres

  • 30 000 pratiquants dont 16 000 licenciés FFS.
  • 10 000 journées stagiaires avec des stages allant de la découverte aux formations de cadres moniteurs et instructeurs et en passant par des stages scientifiques et topographiques.
  • Plus de 30 kms de patrimoine souterrain découvert en France tous les ans.