FEDERATION FRANÇAISE DE SPELEOLOGIE

Dossier de presse

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Qui sommes nous ?

Le Spéléo-Secours Français (SSF) est une commission technique de la Fédération Française de Spéléologie (FFS). La FFS est délégataire du ministère de la Jeunesse et des Sports. Elle compte environ 7 000 licenciés.

Le Spéléo Secours Français est conventionné avec le ministère de l’Intérieur depuis 1977. Il a obtenu l’agrément de sécurité civile en 2006 pour les « opérations de secours en milieu souterrain, dans les cavités naturelles ou artificielles, noyées ou à l’air libre ». Cet agrément est renouvelable et a été renouvelé pour la dernière fois par un arrêté du 2 décembre 2024.

Pourquoi le SSF existe-t-il ?

Le nombre d’interventions de secours sous terre impliquant des spéléologues reste faible : une vingtaine par an (moyenne 2007-2017).

Former sur l’ensemble du territoire des équipes spécialisées relevant exclusivement des services de l’État pour un si faible volume d’opérations serait irréaliste — et surtout extrêmement coûteux pour la collectivité.

À l’inverse, la France peut compter sur un réseau de plus de 2 000 sauveteurs bénévoles, qualifiés, répartis dans tous les départements qui se forment et s’entraînent régulièrement à leurs frais. Cette organisation garantit une réponse opérationnelle efficace, sans imposer de charges disproportionnées aux services publics.

Si l’on adoptait une logique purement économique, il faudrait se contenter de quelques équipes professionnelles couvrant de vastes territoires. Mais cette approche serait inadaptée : la connaissance fine des cavités — acquise par les spéléologues qui les explorent toute l’année — ne peut être maintenue par une seule équipe à l’échelle régionale. Aujourd’hui, 53 structures départementales du SSF sont agréées (données 2025), preuve d’un maillage territorial fin et indispensable.

Conscients de ces enjeux, l’État et la communauté spéléologique ont établi dès 1977 une convention nationale d’assistance, reconnaissant le rôle essentiel des bénévoles dans le secours en milieu souterrain. Cette convention, qui encadre la collaboration opérationnelle, a été régulièrement renouvelée depuis, affirmant la place du SSF dans la chaîne des secours.

Quels sont les enjeux de notre implication ?

En s’engageant dans le secours en milieu souterrain, les spéléologues assument pleinement la responsabilité de leur pratique : prévention, formation, organisation des interventions… Ils prennent ainsi en charge toute la chaîne de sécurité liée à leur activité. Cet engagement bénévole traduit également un choix citoyen, celui de contribuer à un dispositif efficace tout en maîtrisant les coûts pour la collectivité.

La Fédération Française de Spéléologie a fait le choix d’assumer cette responsabilité jusqu’au sauvetage lui-même. Mais cette implication dépasse largement le cadre de ses seuls licenciés : le SSF intervient chaque fois que nécessaire, pour toute personne en difficulté sous terre : deux victimes secourues sur trois ne sont pas licenciées à la FFS (moyenne 2007–2017). Le SSF accomplit ainsi une véritable mission de service public, au service de tous, quelles que soient l’expérience ou l’appartenance associative des personnes secourues.

À cette mission de secours aux personnes s’ajoute une dimension souvent méconnue : le sauvetage animalier en milieu souterrain. Les équipes du SSF interviennent régulièrement pour libérer des animaux, notamment des chiens, piégés dans des cavités.

Dans quel contexte le SSF opère-t-il ?

L’engagement des sauveteurs du Spéléo Secours Français et la coordination interservices est organisée au niveau de chaque département dans le cadre des Dispositions Spécifiques « secours en milieu souterrain » de l’ORSEC départementale. Les sauveteurs-spéléologues du SSF sont alors mobilisés à la demande du Préfet de département.

Le Conseiller Technique Départemental en Spéléologie (CTDS) assure la fonction de Directeur des Secours Souterrains (DSS) dès l’activation du dispositif de secours. Il assure la conduite des opérations souterraines.
Le Commandant des Opérations de Secours, issu du Service d’Incendie et de Secours
(SIS) arrête le dispositif de secours.

Suivant les départements, des sauveteurs issus d’autres services : détachements CRS montagne, sapeurs-pompiers spécialisés, Groupement de spéléologues de la Gendarmerie Nationale, SAMU ou SSSM peuvent également être intégrés au dispositif souterrain, en appui des équipes de secours du Spéléo Secours Français.

Qui paye les secours ?

En France, les secours sont gratuits pour les victimes, à quelques exceptions près.

Le SDIS prend en charge les dépenses directement imputables aux opérations de secours dans le département (article L742-11 CGCT). L’Etat prend en charge les dépenses afférentes à l’engagement des moyens extérieurs au département lorsqu’ils ont été mobilisés par le représentant de l’Etat

Les sauveteurs du SSF sont bénévoles et ne reçoivent aucune rémunération. Lorsqu’ils interviennent dans un dispositif de secours à la demande d’un préfet, ou lors de l’activation du dispositif ORSEC, ils sont uniquement défrayés de leur fais de déplacement et des préjudices éventuels qu’ils peuvent subir (perte de salaire éventuelle).

Présentation de l’activité spéléologique

Les spéléologues découvrent et explorent en moyenne 30 km de nouveaux réseaux en France par an (galeries, méandres, puits etc.).

Sans les spéléologues, pas de grottes aménagées pour le tourisme !
Certains villages de France n’auraient toujours pas de captage d’eau potable. Certaines grottes archéologiques ne seraient toujours pas découvertes (ex : grotte Chauvet, etc.)

Les spéléologues participent ainsi à la connaissance du patrimoine national souterrain. Les techniques utilisées pour des travaux en milieu vertical (pylônes EDF, lavage de vitres, sécurisation des falaises en bord de route, etc.) proviennent directement des techniques mises au point par les spéléos.

Grâce à la spéléo, la jeunesse peut s’épanouir dans une activité complète qui regroupe trois aspects : le scientifique, le sportif et le loisir. Grâce à la spéléo, les jeunes vivent des moments authentiques en groupe et sans artifice.

Quelques chiffres de la pratique spéléologique

20 000 pratiquants dont 7 000 licenciés FFS.

8 000 journées stagiaires avec des stages allant de la découverte aux formations de cadres moniteurs et instructeurs, en passant par des stages scientifiques et topographiques.

Chaque licencié a fait au moins un stage pendant ses 5 premières années de spéléo.

700 formations secours réalisées dans les départements en 2017 pour un équivalent de 10 400 journées/stagiaires de formation par an, uniquement consacrées aux entraînements des sauvetages souterrains.

Le SSF participe donc à :

–  sauver des vies et à préserver la libre pratique de la spéléologie,
– améliorer la connaissance du patrimoine souterrain de notre planète,
prévenir les risques liés aux différents domaines souterrains, naturels ou artificiels.