| Cher(e)s ami(e)s sauveteurs, L’été s’est installé sous le signe de la chaleur, offrant une excellente occasion de retrouver la fraîcheur du monde souterrain sur vos sites de pratique préférés. Le SSF vous souhaite de profiter pleinement de cette période estivale et de passer d’excellents moments sous terre… en toute sécurité.À cette occasion, nous souhaitons rappeler que la meilleure intervention du SSF est celle qui n’a pas lieu. La prévention reste le moyen le plus efficace d’éviter les accidents et les déclenchements de secours. Une préparation rigoureuse des sorties, une évaluation réaliste des conditions, un équipement adapté et une vigilance partagée à tous les niveaux de pratique constituent les meilleurs atouts pour pratiquer la spéléologie en sécurité.Nous vous invitons à relayer ce message auprès de tous les spéléologues et sauveteurs de votre entourage, afin que chacun puisse contribuer à cette démarche de prévention qui fait partie intégrante des missions du SSF.Très bel été à toutes et à tous, et bonnes explorations ! |
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| Participation du SSF à la réunion annuelle DGSCGC / AASCLe SSF, représenté par Bernard TOURTE, a participé à la réunion annuelle organisée entre la Direction générale de la sécurité civile et de la gestion des crises (DGSCGC) et les associations agréées de sécurité civile (AASC), dans les locaux de l’Association pour le développement des œuvres sociales des sapeurs-pompiers de Paris (ADOSSP). Cette réunion, à laquelle participaient les plus hautes instances de la DGSCGC, a permis au directeur général de présenter un point de situation sur les principaux dossiers concernant les AASC en ce début de saison estivale, qui déjà à ce stade s’annonçait à très hauts risques au regard des phénomènes de canicule qui se succèdent. Au cours de cette rencontre riche en échanges, la Cellule ressource opérationnelle nationale (CRON) a pu faire remonter à ses différents interlocuteurs, dont le Bureau du pilotage des acteurs du secours (BPAS) et auprès de la Direction Générale de la DGSCGC, ses problématiques et celles rencontrées sur le terrain depuis les dispositions du cadre national publié en 2024, ainsi que de celles élaborées en accompagnement du guide ORSEC départemental S7 relatif au Secours en Milieu Souterrain. De nombreux échanges avec l’ensemble des autres AASC présentes et représentées ont permis à chacun de voir des efforts de la DGSCGC en vue d’une meilleure implication et représentation des AASC dans l’organisation générale de la Sécurité Civile. |
| Poursuite des webinaires organisés par la Direction Nationale du SSF |
Dans le cadre de sa démarche de communication et d’accompagnement des antennes départementales, la Direction Nationale du SSF a poursuivi son programme de webinaires au cours du mois de juin :Le 3 juin dernier en soirée, un webinaire destiné aux gestionnaires en secours du SSF a permis de rappeler quelques éléments de vocabulaire, de revenir sur les procédures applicables aux renforts extra-départementaux, et de présenter plusieurs fonctionnalités de la base de données opérationnelle du SSF. Il y a eu 115 participants à ce webinaire. Crédit photo : SSFLe 17 juin dernier en soirée, un second webinaire à destination spécifique des CTDS/A, a abordé deux thématiques majeures: les risques d’exposition au sang et fluides corporels (AES), et la gestion des situations de stress post-traumatiques en secours souterrain. Animée par Samuel PROST (CTN référent) et le Dr Dominique BLET (Médecin CoMed), cette session a rassemblé vingt-huit antennes départementales du SSF avec 58 présents. Crédit photo : SSFLes supports de présentation de ces deux webinaires sont disponibles sur la base opérationnelle du SSF. Les CTDS/A sont invités à les diffuser auprès des sauveteurs susceptibles d’être intéressés. |
| Création d’une communauté transmission |
| Pour faire suite à de nombreux retours notamment lors des stages nationaux de formation “transmissions”, le Groupe de travail Transmission a proposé la mise en place d’une communauté des “référents transmissions SSF“ au sein des antennes départementales. Cette proposition a été validée par la Direction Nationale du SSF. Celle-ci a pour objectif de renforcer les échanges entre spécialistes, de favoriser le partage d’expériences et de diffuser plus efficacement les informations techniques relatives aux transmissions en secours souterrain.Cette communauté est ouverte aux spécialistes désignés par les antennes départementales du SSF qui en font la demande, après avis favorable de leur CTDS.Afin de lancer cette démarche, les sauveteurs opérationnels ayant participé à l’un des trois derniers stages nationaux “Transmissions“ seront, sauf avis défavorable de leur CTDS, intégrés à cette communauté. Ils bénéficieront d’un accès à une documentation technique partagée ainsi qu’à une liste de diffusion dédiée, destinée à faciliter les échanges entre les sauveteurs de cette communauté avec partage des bonnes pratiques. |
| Départs |
Wim Cuyvers a souhaité quitter son poste de Conseiller technique départemental adjoint du département du Jura (CTDSA 39) après plus de vingt ans d’engagement. Le Spéléo secours français tient à lui exprimer sa profonde gratitude. Il fut le premier conseiller technique du SSF à ne pas posséder la nationalité française. Ses compétences et sa maîtrise de plusieurs langues l’ont aussi conduit à encadrer de nombreux stages internationaux du SSF sur le territoire, participer à des rencontres à l’international et également l’encadrement d’un stage secours en Israël. Au terme de ces nombreuses années de bénévolat consacrées au secours de nos camarades spéléologues, nous souhaitons saluer cet engagement désintéressé et sa contribution essentielle à la sécurité de notre communauté. Crédit photo : SSF 39Après 29 années d’un engagement sans faille au service du Spéléo secours français, André Roudaut, affectueusement surnommé « Dédé », a choisi de prendre sa retraite de Conseiller Technique. Durant près de trois décennies, il a mis son expérience et sa disponibilité au service des secours souterrains et de la formation de nombreuses générations de sauveteurs. Un immense merci à Dédé pour son dévouement exemplaire et pour l’empreinte durable qu’il laisse au sein du SSF du Var. Nous lui souhaitons encore de nombreuses belles aventures sous terre.Frédéric Musso a démissionné de ses fonctions de Conseiller technique départemental du Var, qu’il occupait depuis 2021. Le Spéléo secours français le remercie pour son investissement au service du secours en milieu souterrain durant ces années et pour son engagement au sein du SSF du Var. Nous lui souhaitons une pleine réussite dans ses futurs projets, tout en espérant le retrouver prochainement sur les terrains d’exploration et de partage qui nous rassemblent. |
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| Une date importante à retenir pour 2027 : « Le Spéléo secours français fête ses 50 ans ! » |
| Une date à retenir dès maintenant : les 11, 12 et 13 juin 2027, le Spéléo secours français célébrera son 50ᵉ anniversaire dans le Lot à Gramat (46), terre emblématique de la spéléologie.À cette occasion, un événement exceptionnel réunira sauveteurs, spéléologues, partenaires et grand public autour de cinquante années d’engagement au service du secours en milieu souterrain.Au programme: Animations immersivesDémonstrations techniquesConférences variéesExpositionsCavités équipées pour visites ![]() |
| Cet anniversaire sera l’occasion de mettre à l’honneur les femmes et les hommes qui, depuis 1977, font vivre le SSF, de partager notre savoir-faire et de faire découvrir au plus grand nombre les missions, les valeurs et l’histoire du secours en milieu souterrain. |
| Réservez dès aujourd’hui ces dates dans vos agendas et rejoignez-nous pour célébrer ensemble les 50 ans du Spéléo secours français ! |
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| Stages nationaux à venir en 2026 Le conseil technique tient à rappeler que le SSF n’est pas une école d’enseignement fédérale et n’a donc pas vocation à former l’ensemble des spéléologues fédérés. Les stages nationaux du SSF sont destinés à former les sauveteurs SSF opérationnels, inscrits et validés sur une liste secours départementale, liste établie sous la responsabilité des CTDS. Toute inscription à un stage national d’un sauveteur fédéré reste donc conditionnée à une validation formelle par le ou les CTDS du département concerné. |
| Les stages 2026 n’ont pas encore fait le plein d’inscriptions… Il reste donc des places sur certains stages SSF nationaux à venir, et notamment : ASV et Transmission. Il est important que les personnes intéressées se manifestent rapidement afin de finaliser les réservations auprès des structures d’accueil. |
| Stage Équipier/Chef d’Équipe (Complet)Dates : du 31/10/26 au 08/11/26 – Lieu : Plan-d’Aups-Sainte-Baume, Var.Contacts: Kathleen DAVID – Téléphone: 06 05 43 42 02 Stage Transmission Dates : du 11/11/26 au 15/11/26 – Lieu : Sainte Baume, Signes, Var.Contact : Romain VANEL – Téléphone : 06 20 19 14 80 Stage Assistance aux victimes (ASV) Dates : du 10/11/26 au 15/11/26 – Lieu : Sainte Baume, Signes, Var.Contact : Samuel PROST – Téléphone : 06 87 06 63 40 Stage Gestion de sauvetage (Complet) Dates : du 11/11/26 au 15/11/26 – Lieu : Sainte Baume, Signes, Var.Contact : Michel LABAT – Téléphone : 06 74 36 70 56 – 04 90 31 42 92 |
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| Stages internationaux à venir en 2026Stage Équipier/Chef d’Équipe (Complet)Dates : du 17/10/26 au 24/10/26 – Lieu : Saint-Rome de Dolan, Lozère.Contact : Bernard TOURTE – Téléphone : 06 08 75 95 29Stage ASV/Transmission (Encore des places disponibles…)Dates : du 17/10/26 au 24/10/26 – Lieu : Saint-Rome de Dolan, Lozère.Contact : Bernard TOURTE – Téléphone : 06 08 75 95 29 |
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| Résumé succinct des interventions secours4 avril 2026 – Chourum Dupont (Dévoluy – 05) Vers 13h45, des témoins donnent l’alerte après avoir vu une personne tomber dans le Chourum Dupont. Ils parviennent à communiquer avec la victime, qu’ils entendent mais ne peuvent pas apercevoir. Le CODIS 05 sollicite alors le PGHM sans prévenir le SSF 05, en dehors des dispositions prévues par le plan de secours départemental. Le PGHM ne peut toutefois pas intervenir, étant déjà engagé sur une autre intervention. Finalement, la victime ressort à l’aide d’une corde lancée par les témoins. 7 avril 2026 – Résurgence du Ressel (Marcilhac-sur-Célé – 46) Un plongeur lituanien de 48 ans plonge en compagnie de deux autres spéléologues de la même nationalité, lorsqu’il a été victime d’un malaise. Ses deux compagnons de plongée l’aident à remonter à la surface. Le plongeur spéléologue fait un arrêt cardiaque à la sortie de l’eau. Dépêchées rapidement sur les lieux, les équipes de secours du SDIS 46 n’ont malheureusement rien pu faire pour le ranimer. 25 avril 2026 – Gouffre de Creux du Vieillon (Chapelle d’Huin – 25) A 22h10, l’épouse d’un spéléologue appelle un CTDS du Doubs pour signaler que son mari et et son coéquipier, tous deux expérimentés et fédérés, ne sont pas ressortis de la cavité. Le binôme y est entré le matin à 10h00 pour une sortie d’environ 8 heures. L’appelante ne connaît pas précisément l’objectif de leur sortie. La cavité étant en cours d’exploration, des recherches d’informations sont immédiatement entreprises auprès du club inventeur afin de recueillir le maximum d’éléments sur l’itinéraire et les travaux susceptibles d’être réalisés. Un appel est passé au CTA/CODIS par le CTDS pour la mise en place de la conférence d’analyse d’alerte et d’activation du dispositif, et du personnel est mis en pré-alerte. Alors que ces démarches sont engagées, les deux spéléologues ressortent finalement de la cavité à 23h00 : en plus de la topographie initialement prévue, le binôme a procédé à un rééquipement d’une partie de la cavité, ce qui a considérablement allongé la durée de leur sortie. 30 avril – 1er mai 2026 – Event de Foussoubie (Labastide de Virac – 07) A 21h00, lors d’une sortie par quatre amateurs mal équipés, une jeune femme non spéléologue installe un descendeur d’escalade sur la corde du puits de la rocade (15 m) en oubliant vraisemblablement de l’attacher à son baudrier. Elle se freine avec la corde sur les premiers mètres, puis est contrainte de la lâcher occasionnant une chute de huit mètres environ. A 21h30, l’alerte extérieure est donnée au CTA CODIS 07, qui alerte le SSF 07 pour prise en charge et évacuation de la victime. Une équipe de six sauveteurs du SSF 07 est engagée, et sept équipiers ISS 07 interviennent également. La victime, qui n‘a pas perdu connaissance, souffre d’un traumatisme à la cheville droite (déformée), de douleurs au bassin et aux côtes, et de saignements de nez. Elle est prise en charge, puis sédatée oralement. La victime est évacuée dans la foulée avec utilisation d’un paddle pour navigation dans les vasques. Elle ressort de la cavité à 00h24, puis est héliportée sur l’hôpital de Valence. 6 mai 2026 – Grotte de las Habros (Dio-et-Valquières – 34) A 19h00, le CTA CODIS 34 alerte un CTDSA pour une personne (femme seule non spéléologue partie avec une seule frontale) avec une heure de retard sur sa sortie prévue d’exploration d’une grotte sépulcrale de 350 m de développement (a priori horizontale), sans topographie connue. Dix sauveteurs du SSF 34 sont mis en pré-alerte. Une levée de doute est réalisée par la Gendarmerie Nationale. A 20h30, les gendarmes et pompiers arrivés sur place voient ressortir la personne de la cavité. Elle accuse alors un retard de 2h30, car elle n’avait pas envisagé la durée réelle de son périple.23 mai 2026 – Carrière d’Henocque (Mery-sur-Oise – 95) Le samedi soir, un CTDSA 78 et 93 est informé qu’un incendie, vraisemblablement d’origine volontaire, s’est déclaré à proximité de l’une des entrées d’une carrière souterraine. Ce réseau, d’une superficie d’environ 3 km², est doté de plusieurs cheminées d’aération . Bien que l’accès à cette carrière soit interdit, le site est connu de la communauté spéléologique et des cataphiles. Au moment des faits, trois spéléologues fédérés, originaires du Lot, se trouvent alors à l’intérieur pour bivouaquer. Le SDIS 78 déploie sur site des moyens de recherche avec des appareils respiratoires isolants (ARI) en circuit fermé. A 22h30, les trois spéléologues (et leur chien) sont localisés. Éloignés du foyer de l’incendie, ils n’avaient pas encore pris conscience de la situation. Après une évacuation par le SDIS 78 sous ARI y compris le chien, ils sont transférés à l’hôpital pour réaliser un bilan médical de contrôle. Le lendemain, les trois concernés ont porté plainte pour mise en danger de la vie d’autrui. 14 juin 2026 – Grotte Zarobé (Aussurucq – 64) Lors d’une traversée aquatique, une spéléologue fédérée de 38 ans se coince vers 14h00 dans une étroiture à 10 minutes de la sortie. Ses quatre compagnons ne réussissent pas à la décoincer. L’un ressort et alerte un CTDSA 64 à 15h30, tandis que les autres restent pour réchauffer la victime. Après conférence avec les autorités, il est décidé l’envoi de deux sauveteurs et d’un médecin SSF 64, de deux sapeurs-pompiers spéléologues et de trois membres du PGHM. Entretemps, l’un des témoins de l’accident est ressorti chercher une massette et un burin, et après deux heures de travail, la victime a pu s’extraire de son mauvais pas vers 20h00, après l’arrivée de la première équipe SSF sur place. 2 juillet 2026 – Scialet du Michellier (Vassieux-en-Vercors – 26) Vers 19h30, un spéléologue du GSV, alerté par leur famille, signale à un CTDSA que trois spéléologues (un Drômois et deux Isérois) sont entrés dans le scialet du Michellier vers 10h30 et ne sont toujours pas sortis. Deux sauveteurs du SSF 26 sont engagés en recherche, tandis que le SDIS 26 est informé pour une activation probable à suivre du dispositif Orsec. À 20h48, la corde des spéléologues est repérée et un contact vocal établi avec eux à 22h04. Ceux-ci ressortent en autonomie à 23h25. En fait, un accumulateur lithium de lampe est tombé au bas du P31. Retrouvé en plusieurs morceaux, l’un d’eux, très chaud, a été laissé sur place, mais a explosé quelques minutes plus tard, remplissant la grande galerie en bas du P31 d’un nuage épais de gaz, dégageant une forte odeur. Le groupe est donc resté en protection dans la petite galerie, au sec et à l’abri du courant d’air, depuis 15h30, vérifiant toutes les heures si la petite galerie entre le P31 et la grande galerie était dégagée. |
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| Résumé succinct d’auto-secours et autres opérations26 avril 2026 – Gouffre Saint-Sauveur (Vernajoul – 09) Lors d’une sortie en groupe, un spéléologue grimpe en libre à environ 1 m du sol et se « coince » en opposition pour réaliser un amarrage foré à la base d’un petit ressaut de 2 mètres situé à une dizaine de mètres de l’entrée. Alors qu’il libère sa main droite et se tourne pour attraper le perforateur que lui tend sa camarade, un de ses pieds glisse sur la paroi. Sa main gauche étant accrochée à une prise qu’il ne lâche pas, il se déboite l’épaule. Au moment de l’accident, deux spéléologues étaient déjà ressortis à l’extérieur, et deux étaient plus bas dans la cavité. Pour ressortir, la victime a utilisé sa coéquipière comme marchepied et la corde en place avec sa main droite pour remonter le ressaut. Puis il a été pris en charge par les spéléologues en surface, après maintien du bras gauche avec une sangle passée en bandoulière autour de son cou. La victime redescend par ses propres moyens jusqu’à la route carrossable, aidé par deux collègues. La victime est ensuite amenée aux urgences de l’hôpital situé à moins de 10 km. L’épaule a été remise en place par le service des urgences. Un mois d’arrêt de travail lui a été prescrit. 2 mai 2026 – Grotte du Moulin de Vermondans (Plaimbois-Vennes – 25) Lors du stage national plongée, un stagiaire de l’Indre se fait une entorse en exondé. Il ressort en autonomie avec un accompagnateur, et est accompagné aux urgences de Besançon à 20h00. Il lui sera diagnostiqué une fracture de la malléole nécessitant une opération chirurgicale. 8 mai 2026 – Gouffre n° 2 du Cul de Voye (Sancey-le-Grand – 25) Un spéléologue fédéré de 57 ans est en exploration dans un puits étroit. Il demande à une collègue de lui faire passer un marteau attaché en bout de corde, alors qu’il se situe deux mètres en contrebas. Le marteau se détache et il reçoit le manche dans les dents. Il ressort de la cavité en autonomie. Un examen endo-buccal réalisé le 11 mai montre une désinsertion partielle d’une couronne et une mobilité légère sur deux dents. 9 mai 2026 – Aven Cordier (Labastide de Virac – 07) Un groupe de neuf personnes organisent un enterrement de vie de garçon sous la conduite d’un guide spéléologue. Lors d’une progression en opposition, un jeune homme de 30 ans glisse et chute sur les fesses dans un méandre. Il souffre de douleurs au bas du dos, mais reste mobile. Le groupe est rattrapé par un autre groupe encadré par un guide professionnel. Après concertation, les deux groupes ressortent de la cavité en accompagnant la victime et appellent les pompiers une fois dehors. L’imagerie réalisée à l’hôpital ne montre pas de fracture, mais un hématome douloureux au niveau du bassin et des fesses occasionnant trois jours d’arrêt. 5 juillet 2026 – Igue de l’Olivier (Cabreret – 46) Lors d’une sortie balade fraîcheur, à environ 300 m de l’entrée en progression dans la cavité, lors d’un passage aérien en opposition, une spéléologue fédérée confirmée, âgée de 66 ans, glisse vers 16h00 et fait une chute de 2,5 mètres. Elle heurte une première fois une banquette rocheuse à 1,5 mètres, puis continue sa chute jusqu’à un sol argileux 2,5 mètres plus bas. La victime consciente, le souffle coupé par la violence du choc, s’allonge pour récupérer un peu. Après quelques instants de repos, elle se relève par ses propres moyens fait un bilan avec ses équipiers et décide malgré une douleur dans le dos estimée à 6 ou 7 sur 10 de sortir par ses propres moyens. Assistée par ses trois équipiers, la victime franchit plusieurs dizaines de mètres d’étroitures à plat ventre sans aggravation de la douleur au niveau de son dos. Toujours accompagnée, elle franchit une main courante et parcourt la galerie jusqu’à la base du puits d’entrée d’une douzaine de mètres où elle est remontée en auto-secours à l’aide d’un contrepoids humain. Elle ressort de la cavité à 17h15. Le bilan médical révélera une fracture de la neuvième vertèbre dorsale sans déplacement, qui sera consolidée par résine au CHU de Limoges.Lien pour déclarer un auto-secours |
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| Sauvetage animalier13 avril 2026 – Puits dans un jardin privé (Isneauville – 76) Un chat tombe dans un puits de 4 m de profondeur (30 cm d’eau au fond) dans un jardin. L’alerte est donnée par le propriétaire à 18h15. Suite à l’appel du CTA CODIS, une équipe de douze sauveteurs du SSF est mise en préalerte. Après échange téléphonique avec le COS, les Sapeurs-Pompiers déploient une échelle fixe et ressortent le chat à 19h15. 12 mai 2026 – Terrier de ragondin (Germlignay – 39) Un requérant appelle les pompiers pour signaler que son chien est entré dans un terrier de ragondin et non ressorti. Selon son estimation, la galerie ferait de 7 à 8 mètres de long. Le CODIS envoie un chef de groupe sur site et prévient aussitôt le CTDS 39. Le CTDS joint l’un de ses adjoints proche du lieu et lui demande de se rendre sur place pour apporter son avis technique. Avant même son arrivée sur les lieux, le CTDSA reçoit un appel du site (requérant et pompier) lui indiquant que l’animal est ressorti par ses propres moyens. |
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| Informations d’accidentologie au niveau mondial4 mai 2026 – Mine de Sutatausa, Département du Cundinamarca (Ubatè – Colombie) Cette mine est située à environ 75 kilomètres de Bogota et à 2 500 mètres au-dessus du niveau de la mer. Quinze mineurs se trouvaient à environ 600 mètres de profondeur au moment de la déflagration d’un coup de grisou. Des équipes de secours ont été dépêchées sur les lieux pour aider les mineurs pris au piège. Neuf victimes sont mortes, tandis que les six autres ont été retrouvées vivantes. L’organisme de vérification a affirmé avoir effectué une visite technique le 9 avril précédant sur ce site minier, lors de laquelle il avait formulé des recommandations visant à renforcer la sécurité. La présence de poussière de charbon et d’émanations de méthane, gaz suspecté d’être responsable de l’explosion, avait notamment été constatée. 14 – 20 mai 2026 – Site des grottes de Devana Kandu (Atoll de Vaavu – Maldives) Lors d’une excursion de plongée près d’Alimathaa sur une grotte sous-marine, site de plongée très prisé de l’atoll, cinq plongeurs italiens ne réapparaissent pas à la mi-journée. L’équipage de leur navire lance l’alerte vers 13h45, heure locale. Des avions et des vedettes rapides de la Force de défense nationale des Maldives sont déployés pour une vaste opération de recherche. Un navire des garde-côtes coordonne les opérations de recherche tout au long de la nuit, et des plongeurs des garde-côtes sont envoyés en renfort pour participer aux recherches. Un premier corps, celui du moniteur de plongée italien, est retrouvé dans le conduit d’entrée d’une grotte à une profondeur de 60 mètres et est remonté en surface ce 14 mai. Les quatre autres victimes ne sont pas localisées, car les opérations sont rendues difficiles par la profondeur, la visibilité réduite dans les cavités, et la mauvaise météorologie. Un plongeur secouriste maldivien meurt d’un accident de décompression pendant les opérations de recherche des corps le 16 mai. Une équipe de plongeurs spécialistes finlandais de DAN Europe (Divers Alert Network Europe) est alors mobilisée par les autorités italiennes pour aider à la récupération des victimes. Deux premiers corps sont retrouvés et extraits le 19 mai, puis les deux derniers corps sont récupérés le 20 mai. Ces quatre victimes sont retrouvées dans une galerie sans issue de 30 m de longueur sur 3 m de diamètre. Les cinq victimes participaient à une mission scientifique italienne liée à l’étude des récifs coralliens et du changement climatique. L’activité de plongée au cours de laquelle l’accident s’est produit ne faisait pas partie des activités prévues par la mission scientifique et ne disposait pas non plus d’autorisation spéciale indispensable pour toute plongée au-delà de la côte de -30 m dans cet environnement protégé. 22 – 23 mai 2026 – Mine de Liushenyu, Province du Shanxi (Changzhi – Chine) Alors que deux cent quarante-sept mineurs se trouvaient sous terre dans cette mine de charbon située à 500 kilomètres au sud-ouest de Pékin, un coup de grisou s’est produit un vendredi soir. Les services d’urgence déploient rapidement trois cent quarante-cinq sauveteurs sur le site. Le bilan de cette catastrophe est au final de quatre-vingt-deux morts et cent-vingt-huit autres mineurs blessés et hospitalisés. Les personnes piégées sous terre se trouvaient dans un état critique, car les niveaux de monoxyde de carbone avaient dépassé un seuil limite dans la mine, dès le début des opérations. Les autorités chinoises ont annoncé que les premiers résultats de l’enquête concluent à de graves infractions de sécurité commises par la société minière. 9 – 15 mai 2026 – Ravin, Comté de Taitung (Taitung – Taïwan) Un randonneur australien âgé de 50 ans part randonner seul dans une zone escarpée du comté de Taitung. Alors qu’il marche au-dessus d’une falaise, il descend dans un ravin pour étancher sa soif. En voulant remonter, il constate que la pente est trop raide, et se retrouve bloqué dans une grotte, sans nourriture et sans téléphone. Un important dispositif de recherche est mis en place pour le retrouver, avec trente-trois véhicules et cent quarante-quatre personnes déployés au total. Trois jours après sa disparition, des drones le localisent, mais les fortes pluies et le terrain instable compliquent l’opération de sauvetage et empêchent l’intervention d’hélicoptères. Les équipes de secours sont donc contraintes de progresser à pied. Pendant ce temps, les drones se chargent de livrer des vivres et du matériel à la victime. La victime a pu être localisée par les sauveteurs car elle s’est mise à jouer du saxophone après avoir entendu des gens l’appeler dans les montagnes. Finalement, il n’a pu être secouru que le vendredi, six jours après s’être retrouvé coincé dans la grotte. Il a été ramené sain et sauf sur la route côtière. Les équipes de secours expliquent qu’il avait notamment survécu grâce aux pluies qui lui ont apporté de l’eau, et grâce à la grotte qui l’a protégé du vent et de la pluie, évitant ainsi l’hypothermie. 19 mai – 5 juin 2026 – Grotte, province de Xaysomboun (Long Chen – Laos) Sept villageois s’aventurent dans une grotte à la recherche d’or le 19 mai au soir, mais se retrouvent bloqués lorsque des crues soudaines frappent cette zone montagneuse isolée de la province centrale de Xaysomboun, le 20 mai. La grotte est connue des habitants de la région qui s’y rendent régulièrement à la recherche de dépôts d’or. Les autorités les avaient mis en garde contre les risques liés à la cavité étroite, notamment pendant la saison des pluies. Un membre du groupe réussit à s’échapper avant que la sortie ne soit bloquée et alerte les autorités. Des secouristes thaïlandais arrivent sur place le 24 mai pour prêter main-forte à leurs collègues laotiens et des plongeurs tentent de progresser dans les parties inondées en direction de la zone où pourrait être coincé le groupe, à 100 m de l’entrée. D’autres plongeurs spécialisés, venus notamment de Thaïlande, d’Indonésie, de France et d’Australie, sont dépêchés au Laos pour apporter leur expertise. Le 27 mai, cinq des victimes sont localisées vivantes regroupées dans une chambre à environ 300 m de l’entrée de la grotte. Le 29 mai, les sauveteurs réussissent à extraire un homme en plongée. Pendant ce temps, les sauveteurs continuent à pomper l’eau de façon à abaisser les niveaux dans la cavité. Le 30 mai, quatre autres victimes réussissent à franchir la zone siphonnante de 30 m de longueur, car vidée de son eau par le pompage. Alors que les recherches se poursuivent dans la cavité et en extérieur pour retrouver les deux dernières victimes manquantes, les opérations de recherche subissent un nouveau revers le 3 juin lorsqu’un séisme de magnitude 4,2 frappe le Laos à une profondeur de 10 kilomètres, compliquant encore davantage la situation à l’intérieur de la grotte et renforçant les craintes quant à son instabilité. La mission de sauvetage multinationale est alors suspendue le 5 juin pour une durée indéterminée. Le chef de l’équipe de secours thaïlandaise précise que la principale raison de la suspension de l’opération est l’effondrement d’une partie de l’entrée de la grotte, ce qui a considérablement accru le danger pour les sauveteurs. A noter sur cette opération, une implication de la CRON en conseil et suivi du déroulé des opérations sur près d’une semaine, en étroit lien avec un spéléologue plongeur français, très rapidement mobilisé et engagé sur cette opération, car en camp d’exploration spéléo-plongée sur le Laos à ces dates. 31 mai – 1er juin 2026 – Grotta dei Cinghiali Volanti, Garessio (Cuneo – Italie) En fin d’après-midi, un spéléologue se retrouve coincé, une jambe bloquée sous un rocher à environ 120 mètres de profondeur. L’alerte est alors donnée, et le Corps national de secours alpin et spéléologique (CNSAS) intervient, avec transport héliporté en altitude du personnel et du matériel nécessaires à l’intervention. Au total, cinquante-trois secouristes alpins et spéléologiques venus de différentes régions d’Italie interviennent. Une fois auprès de la victime, les premières équipes se concentrent sur le dégagement du membre coincé sous la roche. L’opération, menée par des secouristes spéléologiques spécialisés, a permis de retirer le rocher et de libérer le spéléologue. Une expertise menée par des personnels médical et paramédical du CNSAS juge l’état clinique général de la victime satisfaisant et l’absence de nécessité de transport sur civière est confirmée. La capacité de la victime à participer activement à l’évacuation a facilité et accéléré les opérations de remontée, qui se sont terminées à 5h40 du matin. Il a alors été pris en charge par une équipe d’ambulanciers pour son transport à l’hôpital et des examens complémentaires. 9 – 10 juillet 2026 – Grotte, Province de Corum, Nord de l’Anatolie (Corum – Turquie) Après que cinq personnes soient entrées dans une grotte dans le but de procéder à une fouille clandestine à la recherche d’artefacts ou de trésors, l’une d’elles reste coincée dans les parties basses de la cavité à une profondeur de 60 mètres environ. Ses camarades ont donné l’alarme dans la matinée du 9 juillet. Les premières tentatives faites par les équipes locales de sauvetage ont été interrompues lorsque les mesures ont montré une concentration d’oxygène de 14%, accompagnée de la présence de gaz dangereux. Pour réduire le risque, un système de ventilation forcée a été installé de façon à générer une circulation d’air dans la cavité. Dans le même temps, les activités dans les mines voisines ont été suspendues, afin d’éviter d’autres dangers pour les opérateurs engagés sous terre. Les équipes spécialisées de la Commission nationale de sauvetage spéléologique (MKK) d’Istanbul, d’Ankara et d’autres villes turques ont utilisé des respirateurs à pression positive, des bouteilles d’air, des masques de protection et des instruments de contrôle multigaz pour surveiller en permanence la qualité de l’air. Un réseau de communication a permis de maintenir la connexion constante entre l’intérieur de la grotte et le centre de coordination externe. À 16h06 le 10 juillet, les équipes ont atteint le niveau inférieur de la cavité. Quelques minutes plus tard, le décès de la personne disparue a été confirmé. Lors de l’inspection du point où le corps a été retrouvé, les sauveteurs ont repéré des matières explosives laissées par les auteurs de l’excavation clandestine. L’évaluation des risques a entraîné la suspension des opérations de récupération du corps. Les sauveteurs ont démonté toutes les installations techniques et ont quitté la grotte sans incident. Les activités ultérieures de récupération seront confiées aux autorités judiciaires et aux organismes publics compétents, après sécurisation de la zone. 7 – 10 juillet 2026 – Grotte de Chichicazapan / Chichicazapa, État de Puebla (Cuetzalan – Mexique) Sept personnes entrent le 7 juillet dans la cavité et sont surprises par une crue brutale de la rivière souterraine, consécutive à de fortes pluies. Ce système de grottes fait partie d’un complexe karstique de plus de 37 kilomètres de développement et de 650 mètres de profondeur. Trois personnes sont secourues saines et sauves et transportées à l’hôpital pour y recevoir des soins médicaux. Une autre personne est retrouvée sans vie le 8 juillet et son corps est extrait de la cavité, tandis que trois autres sont toujours portées disparues. Par les recherches qui ont suivi, ce sont finalement trois corps qui sont retrouvés le 10 juillet à plus de deux kilomètres du point d’entrée, ce qui a confirmé l’ampleur de la crue du système souterrain. Pendant les phases de recherches, les pluies soutenues ont augmenté le niveau de l’eau à l’intérieur des terres, entraînant des inondations soudaines, la fermeture de galeries, la création de siphons temporaires, une perte totale de visibilité et un charriage de matériaux. Les trois corps découverts ont donc été fixés en un point de la cavité pour empêcher le courant de les déplacer. Les travaux de remontée des corps à la surface ont été suspendus pour des raisons de sécurité et reprendront lorsque les conditions hydrologiques et météorologiques du système le permettront. |
Crédit photo : SSFLe 17 juin dernier en soirée, un second webinaire à destination spécifique des CTDS/A, a abordé deux thématiques majeures: les risques d’exposition au sang et fluides corporels (AES), et la gestion des situations de stress post-traumatiques en secours souterrain. Animée par Samuel PROST (CTN référent) et le Dr Dominique BLET (Médecin CoMed), cette session a rassemblé vingt-huit antennes départementales du SSF avec 58 présents.
Crédit photo : SSFLes supports de présentation de ces deux webinaires sont disponibles sur la base opérationnelle du SSF. Les CTDS/A sont invités à les diffuser auprès des sauveteurs susceptibles d’être intéressés.
Crédit photo : SSF 39